Petits jeux poétiques à consommer sans modération.

Quelques techniques d’écriture pour libérer sa plume.

Vous voulez écrire mais ne maîtrisez pas la structure de divers poèmes. Voici un ensemble de techniques vous permettant de libérer votre plume et de jouer avec les mots.

Plusieurs méthodes ont été mises au point par les surréalistes et le mouvement littéraire créé par Raymond Queneau, l’OULIPO, pour faciliter l’écriture et permettre à chacun d’exprimer ses émotions et ses sentiments.

 

  • Au pied de la lettre

Il s’agit d’un assemblage d’expressions imagées prises « au pied de la lettre ».

Exemple :

« Tu as un mot sur le bout de la langue

Donne-le-moi avant qu’il ne s’échappe. »

Ce peut être aussi l’invention d’un conte dans lequel ces expressions prendraient tous leur sens dans un monde imaginé ou enfin l’invention de nouvelles expressions rappelant les anciennes.

 

  • Le collage : écrire à plusieurs

Chaque personne choisit un de ses vers préférés et assemble les morceaux choisis afin d’élaborer une nouvelle poésie.

 

  • Poésie en puzzle

Choisir un poème répétitif ou à forme fixe (rythme et rimes). Afficher le poème indiqué en ne laissant apparaître que quelques vers indicateurs de la structure du poème. Compléter le poème tronqué à partir des vers manquants que vous créerez.

 

  • Le logorallye poétique de Raymond Queneau 

A l’écoute des poèmes où on choisit des mots au hasard sur de petits papiers, on invente un texte en employant ces mots dans l’ordre d’arrivée. Seule contrainte : le texte doit être cohérent.

 

  • Le poème dadaïste

Tristan Tzara explique sa démarche dans son Manifeste sur l’amour faible et l’amour amer en 1921.

Il s’agit ici de découper tous les mots d’un article de journal ayant la longueur voulu au poème.

Chacun d’eux sont mis dans un sac puis tirés au sort pour donner vie au nouveau poème.

 

  • De la calligraphie au calligramme

Le calligramme est un texte dont les lettres et les mots forment un dessin en relation direct avec le thème ou les mots du texte ou du poème. Il permet d’illustrer et de traduire l’implicite du texte.

Jouer avec les homonymes et le matériau constitutif du mot choisi, à la manière de Maurice Carême et de François David.

Exemple :

« Ne maudis pas ces mots

Mes maux ne sont pas dits

Modèle-les, ils fuient

Mobiles, les mots défient »

 

A vous maintenant de jouer avec les mots. A vos plumes !…

 

A lire :

Bernard Friot, L’agenda du presque poète, Edition de la Martinière jeunesse, 2007

Tristan Tzara, Manifeste sur l’amour faible et l’amour amer. – 1921.

François David, Les croqueurs des mots, Editions Du Rocher, Collection Lo Païs, 2004

 

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :