La méthode SAPPE de Jacques Salomé.

Quelles sont les problèmes de communication que nous pouvons rencontrer au quotidien et qui génèrent des relations néfastes ?

 

Pris dans nos conditionnements, nous oublions d’écouter notre manière de parler qui engendre des difficultés relationnelles, des malentendus, dont les conséquences peuvent être graves.

Jacques Salomé est psychosociologue diplômé de l’école des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, formateur en relations humaines, écrivain et poète.

S’inspirant des travaux et recherches inscrits dans le courant de la psychologie humaniste comme ceux de Carl Rogers, il débute sa carrière dans le domaine de la relation d’aide.

Il fut l’un des premiers formateurs en France à s’intéresser de près aux mécanismes habituels de la communication au quotidien dans ses rapports avec le développement de la personne. Il est actuellement un spécialiste reconnu de la communication intime des relations de couple, de la famille et du changement personnel.

Il a d’abord mis en évidence un ensemble de problèmes de communication récurrents dans la vie familiale, sociale, universitaire ou dans le monde du travail, qu’il résume sous le terme de SAPPE.

 

Définition de l’acronyme SAPPE

  • Le S de SAPPE désigne « sourd » : on ne s’entend plus.
  • Le A désigne « aveugle » : on n’observe plus.
  • Le P désigne « pervers » : on subit des conséquences néfastes (relations devenant destructrices pour le sujet)
  • Le P désigne « pernicieux » : on se fait du mal
  • Le E désigne « énergétivore » : on perd notre énergie inutilement.

 

Cinq principaux mécanismes linguistiques qui nous font vivre ces effets de SAPPE :

  • Les disqualifications  d’autrui : Ce procédé psychologique consiste à déclarer une personne inapte à faire quelque chose, à penser à propos d’un sujet etc. ou à faire croire qu’elle ne peut pas le faire ou que son avis ne doit pas être pris en compte. Elles peuvent avoir pour but de détruire la confiance en soi de la personne ou de l’humilier vis-à-vis des autres.
  • Les injonctions : c’est-à-dire des ordres précis donnés à un individu, lui dictant sa conduite.
  • Les culpabilisations  qui permettent à un sujet de faire reporter le sentiment de culpabilité sur l’autre.
  • Les menaces qui s’expriment par des paroles ou gestes marquant une hostilité, avec l’intention de nuire.
  • Le chantage qui est une manière d’obtenir quelque chose de quelqu’un en exerçant sur lui des pressions psychologiques, en suscitant de la peur ou en touchant son amour- propre.

Quelles conséquences pour l’individu ?

De tels mécanismes déséquilibrent la relation et tendent à créer des positions dominant/dominé, avec des rapports fondés sur l’opposition et/ou la soumission, l’aliénation, la victimisation, la dépendance, l’asservissement ou la servitude et la maltraitance. Tout ceci est alors générateur de sentiments divers : non respect de soi, non confiance en soi, doute, voire non amour de soi, ce qui non seulement interfère sur la capacité d’aimer autrui mais qui est aussi responsable de somatisations ou de passages à l’acte somatiques.

Ainsi, reconnaître ces mécanismes nous permet progressivement de nous déconditionner de nos mauvaises habitudes de communication.

Pour en savoir plus : http://www.j-salome.com/01-info/accueil.php

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