La méthode de communication ESPERE  de Jacques Salomé.

Pour une communication claire, saine et efficace et des relations sans violence.

Après avoir mis en évidence un ensemble de problèmes de communication qu’il définit sous le terme de SAPE, Jacques Salomé élabore ensuite sa propre méthode de résolution de ces problèmes dans les années 80, la méthode ESPERE (Energie Spécifique pour une Ecologie Relationnelle Essentielle). Le terme Ecologie concerne ici l’étude des relations réciproques entre l’homme et son environnement moral, social et économique.

Il s’agit d’un processus de formation au changement et au développement personnel, orienté vers l’appropriation et la mise en pratique de « savoirs être » et de « savoirs devenir », comme l’explique Jacques Salomé.

 

Les caractéristiques de la méthode

L’individu tout d’abord n’est pas toujours à son aise pour communiquer, il a peur de ne pas être pris en considération, d’être influencé ou de ne pas pouvoir exprimer exactement ce qu’il ressent. De plus, une personne n’est pas réduite à ce qu’elle fait ou dit et ce que que nous éprouvons pour l’autre ou ce que nous percevons des sentiments d’autrui peut parasiter la relation. Il existe aussi un fort besoin d’être reconnu par l’autre et parallèlement un besoin d’affirmation. Mais s’affirmer implique de diminuer son besoin d’approbation, ce qui nous incite à nous conformer, à nous mouler dans les attentes des autres. Il est nécessaire aussi de renoncer à cultiver et entretenir des relations de dépendance et de ne pas confondre : projet, désir et réalisation. Il faut en outre réaliser que derrière toute peur, il y a l’expression négative d’un désir : « j’ai peur de ne pas y arriver » signifie « je veux y arriver ». Enfin, expliciter ses propos en tenant compte des réactions de l’interlocuteur est incontournable afin que la relation ne se transforme pas en dispute.

 

Comment limiter les erreurs de communication ?

Jacques Salomé nous explique qu’il faut tout d’abord exprimer ses émotions au lieu de réprimander l’autre. Il est nécessaire de ne plus se laisser définir ou influencer par l’autre en se positionnant clairement, en prenant la liberté de se confronter. De plus, verbaliser les moments positifs et faire part aux autres de notre émotion contribue à entretenir et fortifier une relation permettant de résister aux malentendus. Une relation peut aussi être « énergétivore »pour chaque individu si celle-ci n’est pas entretenue, se détériore, s’encombre de non-dits, quiproquos ou malentendus. Ensuite il faut trouver la bonne distance entre les demandes et les attentes de l’autre et mes possibles et ma disponibilité. Il est bénéfique aussi de favoriser l’accès au ressenti en permettant le partage du vécu, permettre à son interlocuteur d’exprimer ses émotions en faisant preuve d’empathie, en dehors de tout jugement et enfin passer du réactionnel au relationnel : lorsque nous sommes touchés, nous devons nous demander « à quoi cela fait-il écho en nous ? » et ne pas réagir contre l’autre. Lorsque nous confirmons l’autre là où il est, dans ce qu’il ressent, dit ou fait, nous ne lui laissons pas croire que nous l’approuvons ou que nous cautionnons ce qu’il dit ou fait. Ainsi l’apposition des points de vue ne vise pas à affaiblir, diminuer, disqualifier ou dominer le point de vue de l’autre. Il est nécessaire en outre d’oser restituer des messages négatifs. En effet, lorsque l’autre tient à notre égard des propos qui nous heurtent, nous pouvons les lui renvoyer avec calme. Nous devons enfin sortir des formulations indifférenciées. Le « on » est impersonnel. Il est important d’impliquer, d’engager et de responsabiliser l’autre tout comme soi-même.

 

Les outils pouvant être utilisés pour faciliter la communication.

Le bâton de parole tout d’abord, qui s’inspire de rituels africains et amérindiens permettra à celui qui parle de ne pas être interrompu et d’être écouté avec tout le respect qui lui est dû. Ensuite l’écharpe relationnelle, symbolisant la relation à l’autre où chacun étant responsable de son bout d’écharpe, est un élément à nourrir au quotidien. Un objet, une boîte à demande, par exemple, permet aussi à l’individu de distinguer le sujet de l’objet. Enfin, nous pouvons matérialiser un désir ou un besoin par un objet qui jouera le rôle d’un catalyseur.

 

Cette méthode peut s’appliquer à tous les domaines : à l’école, en famille, au travail, avec soi, sa maladie,…

 

Lire: Heureux qui communique de Jacques Salomé aux Editions Pocket.

Le courage d’être soi de Jacques Salomé aux Editions Pocket

Pour en savoir plus : http://www.j-salome.com/01-info/accueil.php

 

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